SCÉNARIO DE LA CRUE DE LA SEINE DE TYPE JANVIER 1910

Les crues de juin 2016 et de janvier 2018 sont venues rappeler l’exposition de Paris et de l’Île-de-France aux risques d’inondation. Aujourd’hui encore la crue de la Seine de janvier 1910 est considérée comme l’inondation de référence en Île-de-France pour tous les acteurs des risques naturels. Elle est après celles de 1658 et de 1740, la dernière à avoir dépassé les 8 mètres à Paris. Elle peut également être considérée comme une des premières catastrophes à avoir mis à l’épreuve la résilience d’une ville. En effet, au début du XXe siècle, Paris est une des principales places mondiales et l’exposition universelle de 1900 l’a consacrée comme une capitale du progrès industriel et technologique...

13 MD€Les dommages causés par cette inondation seraient alors d’environ 13 Md€ (avec une incertitude importante, liée notamment aux pertes d’exploitation, traduite par un intervalle de confiance compris entre 8,8 et 23,9 Md€).

94 / 92 / 75Les départements les plus touchés seraient le Val de Marne (94), Les Hauts-de-Seine (92) et Paris (75). Ces dommages portent exclusivement sur le périmètre des sinistres pris en charge par le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles.

SCÉNARIO DU TREMBLEMENT DE TERRE À NICE DE 1887

Le scénario sismique étudié s’inspire du séisme ligure du 23 février 1887 dont l’épicentre était situé dans le Golfe de Gênes à proximité de la frontière franco-italienne. Ce séisme avait été ressenti jusqu’à 600 km de distance et avait provoqué des dégâts notables de Nice à Menton et dans tout l’arrière-pays des actuelles Alpes-Maritimes. Son intensité macrosismique est estimée à VIII-IX (MSK 64 ) pour les communes françaises.

Il s’agit d’un scénario qui fait référence et qui a été utilisé dans le cadre de l’étude RISK-UE finalisée en 2004. Le scénario sismique implique la survenance d’un séisme de magnitude Mw=6,3 localisé à 8 km de profondeur et à environ 30 km au sud-est de Nice. Le séisme est par ailleurs situé sur une structure active ayant généré un séisme largement ressenti sur Nice en 2001.

600 kmLe séisme avait été ressenti jusqu’à 600 km de distance.

2001Le scénario sismique implique la survenance d’un séisme de magnitude Mw=6,3 localisé à 8 km de profondeur et à environ 30 km au Sud-Est de Nice. Le séisme est par ailleurs situé sur une structure active ayant généré un séisme largement ressenti sur Nice en 2001.

10 Md€ - 13 Md€Les dommages seraient compris entre 10 Md€ et 13 Md€.

SCÉNARIO D’UNE SÉCHERESSE EXTRÊME

L’année 2011 a été marquée par une sécheresse intense des sols durant la période printanière. Le printemps 2011 était en effet, à l’époque, le plus chaud depuis 1900 avec des températures moyennes mesurées supérieures de 2,5 °C par rapport à la normale 1971-2000 contre par exemple +1,8 °C en 2003, année record pour la sécheresse estivale. Mars, avril et mai 2011 ont été les plus secs depuis au moins 1959 avec des précipitations égales à seulement 46 % du cumul moyen sur la période de référence 1971-2000. Juin, très orageux, puis juillet, frais et pluvieux, ont mis un terme à cet évènement.

Quelles auraient été les conséquences si la sécheresse avait perduré tout au long de l’été 2011? Le scénario présenté ici tente d’y répondre en couplant d’une part les données réelles de l’humidité des sols (SWI) jusqu’à fin mai 2011 et d’autre part une évolution plausible du SWI issue du générateur stochastique développé par CCR.

Dans ce scénario, les précipitations continuent d’être déficitaires sur la quasi totalité du pays avec un impact important de la sécheresse dans le nord de l’Île-de-France, en Poitou-Charentes et en Bourgogne et dans une moindre mesure aux confins du Midi-Pyrénées.

Près de 65% du territoire serait éligible soit pas moins de 27 500 communes. Sur la base de l’exposition actuelle et notamment celle des maisons, principale typologie de biens affectée par la sécheresse géotechnique due au retrait-gonflement des argiles, CCR estime un impact pour ce scénario entre 2,1 et 2,6 Mds €. En comparaison, les coûts actualisés des sécheresse 2003 et 2011 sont respectivement de 1,8 Md € et de 860 M€.

2,1 à 2,6 Mds €Coût estimé par CCR pour ce scénario

65%Pourcentage du territoire métropolitain éligible

27 500Nombre de communes éligibles

SCÉNARIO D’UNE SUBMERSION MARINE EN CÔTE ATLANTIQUE

La tempête survenue en Bretagne et en Normandie au cours de la nuit du 15 au 16 octobre 1987 figure parmi les tempêtes les plus violentes du XXe siècle. Cet évènement a été caractérisé par une pression atmosphérique très faible (978 hPa) et des vitesses de vent en rafale qui ont atteint 220 km/h; soit des conditions proches de celles d’un ouragan de deuxième catégorie selon l’échelle Saffir-Simpson. Les dommages engendrés par cet évènement ont été très importants avec 9,8 milliards de francs à l’époque (soit 1,5 Md €) de dégâts causés par le vent et 34 victimes en Europe. La situation aurait pu être pire car cet évènement est survenu dans des conditions de faible marnage avec un coefficient de marée compris entre 25 et 26, sans quoi d’importantes inondations côtières auraient pu avoir lieu.

978 hPaCet évènement a été caractérisé par une pression atmosphérique très faible (978 hPa).

220 km/hDes vitesses de vent en rafale qui ont atteint 220 km/h; soit des conditions proches de celles d’un ouragan de deuxième catégorie selon l’échelle Saphir-Simpson.

3,4 Mds €Le montant des dommages aux biens s'élèverait en moyenne à 3,4 milliards d'euros pour le marché 2018.