ANALYSE DE LA SINISTRALITÉ PAR PÉRIL ET PAR EXERCICE

La sinistralité catastrophes naturelles non auto de 1982 à 2018

Répartition par péril de la sinistralité catastrophes naturelles non auto cumulée de 1982 à 2018

Détail des autres périls

La sinistralité catastrophes naturelles auto de 2000 à 2018

Le graphique ci-dessous retrace l’évolution de la sinistralité catastrophes naturelles automobiles sur la période 2000 à 2018.

Au total, les dommages assurés sur les automobiles, actualisés en euros 2018, s’élèvent à 780 M€, soit en moyenne 41 M€ par an. Il n’est pas possible à ce jour de ventiler cette sinistralité par péril. Néanmoins, considérant que les automobiles ne sont pas concernées par la sécheresse, on peut en déduire que la sinistralité est essentiellement causée par les inondations (et les cyclones pour 2017). On peut d’ailleurs observer que ce graphique est assez bien corrélé avec celui de la sinistralité inondations hors Auto.

Evolution du coût moyen d'une reconnaissance cat nat

Le coût moyen d’une reconnaissance Cat Nat est le rapport entre la charge de sinistres et le nombre total de reconnaissances pour un exercice donné. A noter que si une même commune fait l’objet de plusieurs reconnaissances au cours de cet exercice, le coût moyen tiendra compte de ces reconnaissances multiples.

L'évolution du coût moyen d'une reconnaissance cat nat inondations

Sur la période 1982 - 2018, le coût moyen d’une reconnaissance au titre des inondations s’élève à 140 k€ mais on constate que ce coût est très variable d’un exercice à l’autre. Ce coût moyen a été obtenu sur la base de la sinistralité annuelle y compris la sinistralité attritionnelle actualisée en euros 2018. Une incertitude subsiste sur le calcul des coûts moyens en 2017 et 2018.

L’exercice 2002 est caractérisé par un coût moyen élevé pour les inondations. En effet, bien que présentant un nombre de reconnaissances inondations bien inférieur à la moyenne, l’exercice 2002 se situe au 4e rang en termes de sinistralité pour ce péril.

L’année 2003 est également caractérisée par un coût moyen par reconnaissance élevé. Cette année a connu une forte sinistralité au titre des inondations (3e rang après 1993 et 2010) mais, dans le même temps, un nombre important de reconnaissances. Il en résulte un coût moyen par reconnaissance plus faible qu’en 2002.

Quant à l’exercice 1999, le coût moyen d’une reconnaissance est parmi les plus faibles, cet exercice étant, comme on l’a vu, caractérisé par des reconnaissances à l’échelon départemental.

L'évolution du coût moyen d'une reconnaissance cat nat sécheresse

Sur la période 1989 - 2017, le coût moyen d’une reconnaissance sécheresse s’élève à 244 k€. A partir de 2013, le coût global de la sécheresse n’est pas encore consolidé, ce qui explique la marge d’erreur sur le coût moyen. Pour rappel, les avis de reconnaissances 2018 au titre de la sécheresse ne seront pas rendus par la Commission interministérielle avant l’été 2019. Bien que l’année 2003 soit la plus sinistrée pour ce péril, son coût moyen apparaît relativement faible du fait du nombre très important de communes reconnues (4 438, soit le plus grand nombre de reconnaissances au titre de la sécheresse depuis l’origine du régime).

Analyse de la sinistralité hors sécheresse par gravité et par exercice

Ces histogrammes montrent que le nombre d’évènements n’explique pas à lui seul la sinistralité hors sécheresse de l’année. En effet, le classement des exercices en fonction du nombre d’évènements diffère du classement en fonction de la sinistralité. Par exemple, les années 1998 et à moindre échelle 2014 se caractérisent par un nombre important d’évènements et une sinistralité faible.